Gilbert Gress… Le nom transcende les générations. Pour certains, c’est la silhouette du joueur qui surgit. Pour d’autres, c’est l’entraineur. Celui de 1979 et du titre de Champion de France du Racing Club de Strasbourg, celui aussi revenu juste avant l’été et poussé vers la sortie pour « fautes graves ».
« Fautes graves - un été d’enfer à la Meinau » c’est justement le titre du livre qu’il vient de publier aux Editions du Boulevard. Un livre empli de valeurs fortes : honnêteté, sens de l’effort, don de soi, travail. Des valeurs peut-être plus fortes en Alsace qu’ailleurs. Des valeurs qui nous ont fait aimer le livre et retrouver Gilbert Gress.

Made in Alsace : Gilbert Gress, vous publiez «Fautes graves - un été d’enfer à la Meinau ». Pourquoi ce livre ?
Gilbert Gress : Il y a plusieurs raisons, mais la première fait suite aux réactions des Alsaciens et Strasbourgeois.
À partir de mon éviction, je n’ai pas arrêté de recevoir des messages de sympathie, des appels, des cartes. À tel point que lorsque, chaque matin, je faisais les quelques mètres qui me séparent de ma boulangerie, des personnes m’apostrophaient, des voitures s’arrêtaient.
À chaque fois, j’entendais les mêmes mots « vous ne pouvez pas vous laisser faire », « on est avec vous ». Et, lorsque « la Bible » (Ndlr : l’Équipe) commit un article me concernant, l’élan populaire s’amplifia encore.
Le 27 aout 2009, j’assiste attristé aux obsèques d’Adrien Zeller en la Cathédrale de Strasbourg. À la sortie, c’est la même chose. Des gens, anonymes ou non, venaient vers moi avec le même message. J’ai alors pris la décision d’écrire ce livre à la fois pour répondre à l’actionnaire majoritaire, pour donner un point de vue différent et vécu de ce que je lisais dans la presse.
« Je venais pour le Racing, avant tout »
Made in Alsace : Lorsqu’on lit votre livre comme nous l’avons fait, on se dit « quel gâchis » et on tombe des nues. On a tenté de vous salir et vous êtes là, calme, serein et motivé. Qu’est-ce que qui fait marcher Gilbert Gress ?
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